Le nord du Canada, au climat glacial, abrite une faune exceptionnelle. Malheureusement, cet écosystème est désormais fortement menacé. En raison des changements climatiques, la zone arctique se réchauffe deux à trois fois plus vite que la moyenne mondiale, entraînant de graves répercussions sur les espèces qui y vivent. C’est pourquoi il est essentiel de chercher à mieux comprendre les effets potentiels des changements climatiques sur les espèces sauvages et de mettre au point des stratégies de conservation qui atténueront leur impact.

Notre apport commun :

L'ours blanc

Les ours blancs sont les plus grands carnivores terrestres du monde. Dans le détroit de Davis, au cœur de l’Arctique entre le Canada et le Groenland, les ours blancs se nourrissent principalement de phoques du Groenland, utilisant la banquise comme plateforme de chasse. Malheureusement, en raison du réchauffement de la planète, la surface de la banquise du détroit de Davis diminue considérablement, de sorte qu’il est de plus en plus difficile pour les ours blancs de trouver de la nourriture. Crédit photo: Andrew Derocher

Votre adoption symbolique aidera Éco Héros à soutenir Larissa Thelin, une chercheuse de l’Université de l’Alberta, qui travaille sur un projet de suivi radio par satellite pour observer les déplacements des ours blancs et de leurs proies, les phoques du Groenland, dans le paysage arctique. Le repérage des zones de chevauchement de ces populations permettra de déterminer les secteurs cruciaux pour l’alimentation des ours blancs dans le détroit de Davis. En reliant ces données à des observations recueillies depuis plus de 40 ans sur la banquise, Larissa Thelin pourra élaborer des modèles prédictifs qui nous aideront à mieux comprendre les effets des changements climatiques sur ce paysage – et sur la capacité de l’ours blanc à trouver de la nourriture – dans les années à venir.

Le béluga

Les bélugas jouent un rôle important dans l’écosystème arctique. D’une part, ils constituent une ressource vitale pour les communautés autochtones. D’autre part, ce sont des prédateurs en haut de la chaîne alimentaire : tout changement dans leurs populations pourrait donc avoir des répercussions notables sur les espèces tout au long de la chaîne. Hélas, les changements climatiques menacent leurs habitats et le réchauffement des eaux toucherait autant les bélugas que leurs proies. Mais comment exactement ?

Votre adoption symbolique aidera Éco Héros à soutenir le chercheur Matthew Gilbert, de l’Université du Nouveau-Brunswick, dans son projet qui vise à déterminer les effets du réchauffement des eaux sur l’omble chevalier, une source de nourriture essentielle pour les bélugas. Si la nourriture se fait moins abondante, les bélugas devront s’adapter, mais pour déterminer la forme que cela pourrait prendre, nous devons mieux comprendre ce qui pourrait affecter leur capacité à trouver de la nourriture dans les années à venir.

Le renard arctique

Le renard arctique est un petit renard originaire du biome de la toundra arctique. Il est surtout connu pour sa fourrure épaisse et chaude qui lui sert également de camouflage au fil des saisons et pour son incroyable capacité à bondir tête première pour attraper, avec une extrême précision, de petites proies qui se déplacent sous plusieurs metres de neige. Le renard arctique est un chasseur habile dont les déplacements dépendent largement des endroits où il peut trouver de la nourriture, mais les changements climatiques viennent bouleverser le paysage nordique, tant pour les prédateurs que pour leurs proies. Il est donc crucial de mieux comprendre le lien entre l’abondance des proies et la répartition des prédateurs si nous voulons protéger ce précieux mammifère des profonds changements à venir dans son habitat.

Votre adoption symbolique aidera Éco Héros à soutenir la chercheuse Jeanne Clermont, de l’Université du Québec à Rimouski, dans un projet visant à suivre les déplacements des renards arctiques sur l’île Bylot, au Nunavut, où ils constituent les principaux prédateurs des lemmings et de divers oiseaux nicheurs. En munissant les renards de colliers GPS et d’accéléromètres, on obtiendra des données non seulement sur leurs déplacements, mais aussi sur leurs comportements. En combinant ces données avec d’autres sur la répartition de leurs proies, on apprendra comment les renards arctiques réagissent aux variations de la population de proies. Ainsi, on pourra mieux prévoir l’impact des futures modifications de leur habitat sur eux.