Les hommes et femmes chauves-souris du Dr Browning enquêtent !

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Cet été était très occupé pour le Dr Mark Browning et son équipe. Ils travaillaient fort pour traquer les progrès du syndrome du museau blanc de la petite chauve-souris brune en Ontario. Ils ont parcouru la province en voiture, en avion et à pied (imagine !) pour en apprendre plus sur ce que les chauves-souris considèrent comme leur chez-soi, et ils ont hâte de partager leurs trouvailles avec nous !

C’est un oiseau ! C’est un avion ! Non, en fait… c’est une petite chauve-souris brune ?

Compter des chauves-souris peut sembler simple comme bonjour mais, à moins d’avoir des pouvoirs magiques (ou bien des lunettes de vision nocturne), ça ne l’est pas ! Les chauves-souris sont nocturnes, ce qui signifie qu’elles sont plus actives la nuit et c’est très difficile de les voir. Au lieu d’essayer de les apercevoir, l’équipe du Dr Browning tourne plutôt ses oreilles vers le ciel.

Un membre de l'équipe du Dr Browning va d'épaule à épaule avec une chauve-souris ! Remerciement de photo : Michael Light/MNRF
Un membre de l’équipe du Dr Browning va d’épaule à épaule avec une chauve-souris ! Remerciement de photo : Michael Light/MNRF

Vite, à la Batmobile, tout le monde !

L’aventure commence juste après le coucher du soleil, lorsque l’équipe saute dans son véhicule spécialement conçu pour traquer les chauves-souris (presque aussi cool que la Batmobile elle-même !) et part à la recherche de chauves-souris pour enregistrer leurs cris d’écholocation, voltigeant au-dessus de la route de leur véhicule. Ces cris sont trop aigus pour l’ouïe humaine mais ils ne présentent aucun problème pour les instruments d’enregistrement ultrasonique et ultra-cool du véhicule ! Puisque chacune des 8 espèces de chauves-souris de l’Ontario a un cri différent, l’équipe peut utiliser ses enregistrements pour déterminer combien d’individus de chaque espèce ils ont trouvés dans chaque endroit qu’ils ont visité. Le fait de trouver beaucoup de chauves-souris au même endroit nous donne des indices sur ce que représente un bon habitat et nous permet de traquer les progrès du syndrome du museau blanc en Ontario.

La forme en 'bâton de hockey' typique des cris de la petite chauve-souris brune aide l'équipe à distinguer cette espèce de toute autre qui vole au-dessus de leur tête. Remerciement de photo : Dr Mark Browning/MNRF
La forme en ‘bâton de hockey’ typique des cris de la petite chauve-souris brune aide l’équipe à distinguer cette espèce de toute autre qui vole au-dessus de leur tête. Remerciement de photo : Dr Mark Browning/MNRF

Ah, le chez-soi !

Grâce au travail de l’équipe, nous avons beaucoup appris sur l’habitat de la petite chauve-souris brune. Quand à la nourriture, ces chauves-souris choisissent des habitats avec des étangs, des marécages et d’autres étendues d’eau tranquilles, l’endroit idéal pour attraper leur souper-insecte ! Nous devons protéger ces habitats pour assurer que les chauves-souris qui en dépendent ont un chez-soi confortable et sécuritaire.

 
Cet étang à castors au centre de l'Ontario avait beaucoup d'activité de petite chauve-souris brune ! Remerciement de photo : Dr Mark Browning/MNRF
Cet étang à castors au centre de l’Ontario avait beaucoup d’activité de petite chauve-souris brune ! Remerciement de photo : Dr Mark Browning/MNRF

Mais où sont passées toutes les chauves-souris ?

Malheureusement, même avec un bon habitat, on ne peut garantir la sécurité des chauves-souris. Le syndrome du museau blanc est apparu pour la première fois au Canada en 2010 et est en train de dévaster les colonies de chauves-souris. Si une colonie devient infectée, c’est probable que 90 % des individus périront. L’équipe du Dr Browning a compté plus de petites chauves-souris brune dans le nord de l’Ontario, où on a tout récemment trouvé le champignon qui cause le syndrome du museau blanc. Il n’a pas eu autant de temps à se propager que dans le sud, où on a compté beaucoup moins de chauves-souris.

L'aile de la petite chauve-souris brune infectée par le champignon qui cause le syndrome du museau blanc. Remerciement de photo : Christy Dean/MNRF
L’aile de la petite chauve-souris brune infectée par le champignon qui cause le syndrome du museau blanc. Remerciement de photo : Christy Dean/MNRF

Le déclin des populations de chauves-souris dans le sud de l’Ontario est un gros problème, mais il reste de l’espoir. Après avoir observé des perchoirs potentiels pour les femelles, l’équipe du Dr Browning a découvert que, même si elles sont rares, les petites chauves-souris brune femelles se réunissent encore en colonies pour accoucher et élever leurs petits. Ces colonies sont très importantes et, l’année prochaine, l’équipe continuera son travail sur le terrain pour en apprendre plus sur ce qui constitue de bons perchoirs et sur ce qu’on peut faire pour arrêter les progrès du syndrome du nez blanc dans ces habitats critiques.

De vieux bâtiments abandonnés comme celui-ci peuvent servir de perchoirs pour les petites chauves-souris brune femelles. Remerciement de photo : Dr Mark Browning/MNRF
De vieux bâtiments abandonnés comme celui-ci peuvent servir de perchoirs pour les petites chauves-souris brune femelles. Remerciement de photo : Dr Mark Browning/MNRF

C’est quoi l’avenir de la petite chauve-souris brune ?

Dans l’espoir de répondre aux questions sur ce qui constitue de bons chez-soi pour la chauve-souris, l’équipe prendra la route encore une fois en mars et avril à la recherche de hibernacula (places comme des mines ou grottes où les chauves-souris peuvent passer l’hiver) et cet été, il s’aventurera dans le nord de l’Ontario pour en apprendre plus sur l’habitat de la petite chauve-souris brune. Il enquêtera aussi sur les choix de perchoirs des femelles… alors restez à l’écoute pour d’autres nouvelles intéressantes !

Vous pouvez aider le travail vital de scientifiques tels que le Dr Mark Browning et son équipe en commençant une campagne Restaurer la nature pour aider à protéger la petite chauve-souris brune.

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