Reyd et Patrick, deux de nos incroyables partenaires de recherche, contribuent à protéger les habitats arctiques essentiels à la survie d’animaux extraordinaires comme le morse et le béluga. Ils nous montrent ici à quoi ressemble une journée typique de recherche en Arctique et comment ce travail aide à préserver l’avenir de ces écosystèmes uniques!
Reyd – Projet morse

Salut les Éco Héros et Héroïnes! Certaines personnes commencent leur journée de travail au bureau, mais nous, c’est sur un bateau!
Aujourd’hui, nous prenons la mer à la recherche des guillemots à miroir, des oiseaux marins noirs et blancs qui ont des pattes rouge vif, un chant mélodieux et une personnalité haute en couleur! Les sorties en bateau sont l’un des meilleurs moments de la journée. Même si nous travaillons dans l’Arctique et que l’air peut être glacial, le soleil réchauffe souvent nos visages, et la vue sur l’eau, les falaises et la faune rend chaque excursion inoubliable.
Lorsque nous arrivons à la colonie de nidification des guillemots, les choses deviennent un peu acrobatiques! Les guillemots aiment installer leur nid au fond des fissures rocheuses. Pour les atteindre, il faut se plier, s’étirer, se contorsionner… une vraie séance de yoga!
De près, ces oiseaux plongeurs sont trooop mignons. Avec leurs pattes rouge vif, ils ont l’air de porter de petits souliers rouges! Ils essaient parfois de me donner un petit coup de bec, leur façon de dire : « Hé, madame, pose-moi par terre! », mais ça ne fait pas mal du tout. Après avoir vérifié qu’ils sont en bonne santé, nous leur installons délicatement une petite balise autour de la patte. « Wow, le beau bracelet! » Cette balise nous permettra de suivre leurs déplacements dans le Canada atlantique au cours des prochaines années.

Il nous arrive aussi de prélever un seul œuf dans un nid pour en savoir plus sur la santé des oiseaux et sur leur environnement. En étudiant ces œufs, les scientifiques peuvent détecter la présence de résidus pétroliers et d’autres polluants. Ça nous aide à savoir si les oiseaux sont en bonne santé et si leurs œufs peuvent être consommés sans danger par les humains et les autres animaux. Ces renseignements sont particulièrement importants pour les communautés nordiques, dont l’alimentation traditionnelle inclut les œufs d’oiseaux marins.
Bien sûr, aucune journée sur le terrain ne serait complète sans une pausecollation! Entre la vérification des nids et la prise de notes, on s’arrête pour reprendre des forces. Au menu : poisson frit! On admire le paysage, on guette l’apparition des baleines et on profite de la chaleur du soleil avant de repartir à la recherche de nos amis à plumes.
La meilleure partie de la journée, c’est à la fin, quand on remet les oiseaux en liberté. Voir un guillemot s’envoler de nos mains vers l’océan, c’est un moment dont on ne se lasse jamais. Nous les regardons partir avec un immense sourire, en sachant que nous reviendrons saluer les mêmes oiseaux l’année prochaine.

Patrick – Projet béluga

Salut les Éco Héros et Héroïnes! Je m’appelle Patrick et je vous emmène dans les coulisses d’une journée typique en Arctique. Ici, nous étudions les effets des changements climatiques sur de minuscules plantes marines appelées phytoplancton et sur les animaux qui en dépendent (comme les bélugas). Notre travail sur le terrain dépend donc entièrement de la météo. Quand la mer est calme, c’est le moment de partir!
Je commence toujours ma journée en passant au labo de terrain pour vérifier le déroulement de nos expériences. Dans des réfrigérateurs et des congélateurs ordinaires que nous avons transformés en incubateurs à phytoplancton, nous contrôlons la température et la lumière pour étudier ces minuscules plantes marines. Après avoir confirmé que tout va bien, nous retournons à notre base pour préparer le matériel d’échantillonnage.

Quand la météo le permet, nous prenons la mer avec nos partenaires de Grise Fiord. Pendant nos sorties, qui peuvent durer de quatre à douze heures, nous prélevons des échantillons de phytoplancton dans le secteur nord du détroit de Jones. En chemin, il n’est pas rare d’apercevoir des phoques, des narvals, des morses, des bélugas et même des ours polaires. On se croirait en pleine croisière d’observation de la faune!
Pour prélever les échantillons, nous utilisons de grandes bouteilles fixées à des cordes, que nous descendons à plusieurs centaines de mètres de profondeur avant de les remonter à la force des bras. Chaque bouteille nous fournit un aperçu de ce qui se passe dans l’océan à une profondeur précise. Nous rapportons ensuite ces échantillons au laboratoire pour les analyser.
En Arctique, chaque journée est un mélange de science, d’observation de la faune et de travail d’équipe. Et chaque échantillon nous aide à mieux comprendre et à protéger l’océan, ainsi que les bélugas qui y vivent.

Tu veux, toi aussi, contribuer à protéger de superbes animaux de l’Arctique, comme le morse et le béluga? Rends-toi dans la section « Adoptions » de l’application ou visite la boutique en ligne d’Éco Héros pour te procurer ta propre trousse d’adoption et soutenir les efforts de conservation de ces espèces extraordinaires!

